Les tribulations d’un jeune maître de conférence

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Archives de août 2008

Mon dernier jour dans mon ancienne fac

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Et oui, lundi, nous serons le 1 septembre. A 9h, je suis convoqué avec tous les autres nouveaux embauchés pour une visite du campus. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, c’est le dernier jour dans ma fac dans laquelle j’ai fait ma thèse. Un petit chouilla d’émotion quand même. Et surtout le tri dans toute la paperasse accumulée et les cartons à boucler..

Rédigé par Maitredeconf'

août 29, 2008 à 11:19

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Préparation des cours et emploi du temps

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Bonne nouvelle. Mon emploi du temps était prêt depuis juillet. Il avait été déposé sur mon “espace numérique” sur lequel je n’ai pas encore accès. J’ai pas très bien compris mais c’est comme ça. Bref, l’administration a été sympa. Pour l’instant, les cours sont concentrés sur deux jours et se suivent plus ou moins.

Pendant ce temps là, je prépare mes cours. Et c’est long! Je ne sais pas si c’est le stress du débutant qui me fait faire cela mais j’essaye d’avoir tout prêt avant la rentrée. Avec slides et tout le toutim. Enfin, cela sera fait. Une bonne fois pour toute.

Aujourd’hui je vais aller acheter ma carte Fréquence. Le précieux sésame du prof’ qui aime passer du temps dans le train.

Rédigé par Maitredeconf'

août 28, 2008 à 6:48

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La paperasse

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Je vous le disais donc hier. La fameuse application ANTARES m’informe que je suis officiellement affecté à l’université ***. De retour de vacances début août, beaucoup de courrier dans ma boite aux lettres. Une lettre de ma nouvelle université me demandant de prendre contact avec le secrétariat pour mon recrutement. Mais comme le recrutement n’est ni vraiment local ni vraiment national, une lettre du ministère de la recherche me demandant d’envoyer toute une série de papiers pour, notamment, attester de mon expérience. Parceque tous les nouveaux maîtres de conférence ne sont pas logés à la même antenne. Nous avons tous fait une thèse, à priori donné des TD, peut-être même été ATER. Mais de subtiles subtilités font que 200 euros de salaire mensuel peuvent séparer un maître de conférence sans expérience d’un maître de conférence expérimenté. C’est là que cela devient amusant.

J’ai été allocataire de recherche mais pas moniteur. Je donnais des TD dans la limite du cumul autorisé en tant que vacataire. C’est à dire 64h annuels. Mon expérience n’est pas comptabilisée (enfin, c’est ce qu’on me dit).

Le même allocataire mais moniteur réalisant également 64h annuels est par contre expérimenté. Va comprendre.

(le premier qui me demande pourquoi je n’ai pas fait allocataire-moniteur a le droit de sortir). Non mais Oh.

Bref, il faut que je retrouve tous mes contrats pour que le ministère me calcule cette foutue expérience. J’ai quand même été ATER deux ans et là je peux avoir de l’expérience. Evidemment, je ne retrouve pas mon dernier contrat. Une seule personne peut me sauver. La responsable des ATER de mon université d’origine. Problème, cette charmante demoiselle est une des personnes les plus compliquées à contacter. Je ne juge pas, je constate. De toutes façons, c’est de ma faute. Bref, j’essaye depuis début août (elle a bien le droit de prendre des vacances). Sans succès. Résultat: je n’ai toujours pas envoyé ce foutu courrier à mon ministère préféré.

Note pour plus tard: Ranger et classer tous ces papiers. Je n’imagine même pas la galère au moment de faire compter ses points retraite..

Rédigé par Maitredeconf'

août 22, 2008 à 8:57

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Le recrutement

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Le recrutement du maître de conférence est un processus long et compliqué. Je commencerai mon contrat le 1 septembre. Ma nomination est officielle depuis le 30 juin. Mais tout a commencé avec la qualification au poste de maître de conférence en décembre. Car si le recrutement est décentralisé, il est nécessaire d’obtenir une qualification nationale. Formalités pour les uns, couperets pour les autres. Celle-ci est décernée par le Conseil National des Universités qui rassemble des éminents professeurs et maîtres de conférence, choisis par leurs paires pour gérer nos carrières. La règle implicite est la suivante: il faut au minimum une publication reconnue pour obtenir le précieux sésame. Et bien évidemment, il faut avoir soutenu sa thèse avant la date fatidique. Cette année, on avait de la chance, c’était plutôt tard: le 18 décembre. L’année prochaine, cela sera le 10 décembre. Cette date limite explique un engorgement des salles de thèse au début du mois de décembre…

Qualification obtenue. Me voila qualifié. Mais le plus dur commence. 82 postes dans ma discipline sur la France entière, on est pas loin du record. Le processus commence bien. Même s’il révèle quelques surprises: 5 postes à la Réunion, 2 en Polynésie Française. Il faut choisir et ne pas faire la fine bouche. 56 dossiers envoyés et la galère commence. Deux rapporteurs pour chaque poste, c’est autant de photocopies du dossier: CV, résumé de la thèse, publications, et le formulaire rempli en ligne. C’est long et pénible mais on se dit que cela en vaut la peine. Heureusement, nous profitons des infrastructures de notre université pour réduire le coût. Je me permets de prendre ici quelques enveloppes… Par contre, pour l’envoi, pas question de faire confiance au service courrier. L’enjeu est trop grand. Je file à la Poste avec mes 56 enveloppes grand format sous le bras. Je blêmis quand l’agent de la Poste me tend les seuls timbres qu’il a à disposition pour le poids correspondant.  2 enveloppes à affranchir par dossier, plus évidemment le dossier lui même. Pour les timbres à 53 centimes tout va bien, le traditionnel carnet fera l’affaire. Pour les timbres à 2 euros et quelques pour envoyer le dossier, on me tend 56 joli petit droppy qu’il faut découper et coller à la main… Bon joueur, l’agent va me chercher une petite éponge pour éviter de transformer ma langue en méduse violette. Petite consolation. Il faut en avoir du courage… Une bonne heure plus tard et devant les yeux hurluberlués des clients, je peux envoyer ces fameux dossiers. Première douloureuse: j’en ai pour 150 euros de timbres…

Les dossiers envoyés, on attend maintenant les éventuels auditions. Le tour de France peut commencer. Ma bonne étoile me poursuit, j’ai au final 12 auditions. Cela va de Pau à Rennes, en passant par Clermont, Lille et Caen. Il faut choisir. Et jongler avec les horaires de train. Je deviens le meilleur ami de la SNCF. Comment faire pour faire Clermont, Paris, Caen et Pau dans la même journée… Je choisis Clermont et Paris. Cela fait quand même 7h de train dans la même journée et des bons sprints à la sortie de chaque audition.. Comme si le stress des auditions ne suffisaient pas. Quoique pour les auditions en tant que tel, on n’a pas vraiment le temps de stresser. Au mieux 20 minutes. Souvent 15. 5 minutes de présentation pour la plus expéditive. On sourit, on fait défiler ses slides, on récite son joli poème et évidemment on a toujours révé de rejoindre cette université… “Avez-vous des auditions ailleurs?”…. “Heuuuu oui”. “Et si vous êtes pris ailleurs, viendrez-vous chez nous?”… “Heuuuuu évidemment, vous êtes la fac de mes rêves”. Des fois on se prend à réver de dire tout autre chose: “Mais de quoi je me mèle, prenez-moi d’abord et on discutera ensuite!”.. Plus les auditions passent, plus les nerfs sont à vifs. Toujours avec le même sourire. Je finis par lacher “Si vous me prenez, j’arrête tout de suite toutes les auditions et accepte le poste dans votre université…”. Non mais c’est vrai. Au bout d’un moment, il faut choisir! Je ne sais pas si l’argument a marché mais c’est finalement là que j’obtiens le meilleur classement, le seul qui vaille: premier! Ouf!! Parceque les places d’honneur, c’est fort sympathique, mais les lettres où on vous annonce “J’ai l’honneur de vous annoncer que vous avez été classé troisième”, ça ne vous fait pas manger. C’est juste bon à afficher dans ses toilettes. Pour la gloire.

Bilan de l’histoire: 56 heures passés dans différents trains, plus de 1000 euros dépensés. Mais un poste à la clef. Je suis un rescapé. Au niveau des classements, j’aurais tout fait: une fois premier, une fois deuxième, deux fois troisième, une fois quatrième, une fois cinquième. A moi de faire mon “choix”… On rentre dans la fameuse application ANTARES du ministère de l’éducation notre choix en fonction des différents classements. Je mets en premier choix l’université qui m’a fait l’honneur de me classer premier. C’est quand même la moindre des choses. Le 30 juin, le verdict tombe. Vous êtes affecté en tant que maître de Conférence à l’Université ***. Champagne!

Rédigé par Maitredeconf'

août 21, 2008 à 9:51

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Bienvenue sur ce blog!

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Cuvée 2008. Tout juste nommé maître de conférence et une nouvelle vie qui s’annonce. Ce blog vise à faire partager cette nouvelle expérience. Bonne lecture!

Rédigé par Maitredeconf'

août 21, 2008 à 9:17

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